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L’ERMES, « Equipe de
Recherche sur les Marchés, l’Emploi et la Simulation », conduit des
recherches dans quatre grands domaines :
-
Economie
du travail et des ressources humaines;
-
Organisation
industrielle : entreprises, marchés et réseaux;
-
Politiques
publiques;
-
Méthodologie et méthodes quantitatives de l’économie.
Thème 1 -
Economie du travail et des ressources humaines
Le thème
Economie du travail et des ressources humaines
concerne l’analyse théorique et empirique du
fonctionnement du marché du travail, de l’emploi et des ressources
humaines. Il constitue la spécialisation initiale de l’ERMES et en demeure
un axe central de recherches.
Les recherches effectuées
s’ordonnent autour de trois grandes directions :
La première est consacrée
à l’analyse théorique et empirique des salaires et de l’emploi dans les
entreprises. Les travaux sont multiples : liens entre pratiques
salariales, incitations et performances des entreprises, différenciations
des pratiques de gestion de la main d’œuvre selon le type d’employeur
(privé/public/associatif), modes de rémunérations et leurs caractères plus
ou moins incitatifs, …
La seconde thématique
traite de la question des inégalités socio-démographiques (statut
socio-économique, santé, rémunération, …). On s’intéresse plus
particulièrement aux inégalités de genre et d’origine sur le marché du
travail ainsi qu’aux politiques de recrutement des entreprises et leur
caractère plus ou moins discriminatoire.
L’estimation des
rendements de l’éducation, des niveaux de formation et de leurs effets sur
l’emploi et les salaires forme le dernier volet de cet axe. Ainsi, on
mesure les
effets des changements
démographiques et des niveaux d’éducation sur les taux de chômage en
Europe ou bien encore, on propose des etudes
micro-économétriques du
lien entre le niveau d’éducation et l’accès à l’emploi.
Thème
2 - Organisation industrielle :
entreprises, marchés et réseaux
Le thème Organisation
industrielle : entreprises, marchés et réseaux a trait à l’analyse de
l’organisation et du fonctionnement des marchés. Le but est de mieux
comprendre et de mesurer les sources potentielles d’inefficacité
économique dans le fonctionnement des différents secteurs de l’économie.
Une attention particulière est portée aux processus d’innovations des
entreprises et au rôle de leur capital immatériel (capital humain, R&D).
Les travaux se sont organisés autour des thématiques suivantes :
organisation des entreprises, capital immatériel, concurrences et
performances, d’une part et organisation des marchés, information et
réseaux, d’autre part.
La première thématique
montre en quoi la ressource humaine est cruciale pour le développement de
l’innovation et de la performance. Le champ couvert complète ainsi la
recherche sur le marché du travail du thème 1, en reliant ce marché au
marché des biens par les stratégies des entreprises.
La seconde thématique sur
l’organisation des marchés, information et réseaux considère le niveau
plus élevé des interactions entre les entreprises. Celles-ci sont
considérées comme des organisations complexes. Les marchés résultant de
ces interactions apparaissent alors comme des réseaux. A côté des outils
de la théorie des jeux et de la micro-économétrie, l’ERMES développe et
utilise des méthodologies encore peu exploitées en sciences économiques,
comme la modélisation multi-agents sur ordinateur et l’utilisation de
concepts de biostatistique et de physique statistique.
Thème
3 -
Politiques publiques
Le thème
Politiques publiques traite des comportements rationnels des individus,
des interdépendances intergénérationnelles et de leurs résultantes en
termes de politiques économiques.
Le chômage est au centre
des débats, de sorte que le marché du travail apparaît comme lieu
d’ajustement dans les sociétés où le progrès technique est rapide. Il
s’ensuit que des frictions importantes caractérisent les marchés,
notamment le marché du travail ou le marché de la monnaie. Comprendre ces
frictions, c’est aussi comprendre d’une part la formation des cycles
économiques et d’autre part les moteurs de la croissance économique. C’est
la raison pour laquelle les analyses que nous avons développées permettent
d’éclairer les débats concernant l’efficacité des politiques fiscales à
travers des transferts intragénérationnels (allocation de chômage), comme
intergénérationnels (retraites). L’objectif est de mieux cerner l’impact
des nouvelles politiques de stabilisation conjoncturelle sur l’activité
économique, et par suite sur la croissance.
L’ERMES a développé
essentiellement deux grands axes en matière de politiques publiques : les
modèles de prospection et les modèles de transferts.
Les modèles de prospection
sont particulièrement utiles pour étudier les conséquences des frictions
sur les marchés du travail ou de la monnaie. Ils montrent que l’équilibre
économique concurrentiel n’aboutit plus nécessairement à une allocation
Pareto efficace des ressources. Il faut alors envisager la mise en place
de politiques fiscales spécifiques pour restaurer l’efficacité
économique. Cela est possible grâce à une politique de transferts
appropriée.
Les modèles de transferts
intergénérationnels permettent d’étudier quelle fiscalité envisager, soit
pour corriger des externalités d’accumulation du savoir, soit pour
restaurer l’efficacité dynamique des économies.
Thème
4 - Méthodologie et méthodes
quantitatives de l’économie
Le dernier
thème, transversal aux trois premiers, est relatif aux méthodes et à
l’histoire de la pensée économique. Le thème Méthodologie et méthodes
quantitatives de l’économie se focalise principalement sur des
développements théoriques et empiriques relatifs à certaines méthodes
quantitatives (économétrie des données de panel et des variables
censurées, statistiques d’échantillonnage, sondages, …) et sur l’histoire
de la pensée économique. Ces axes de recherche sont très étroitement liés
aux thèmes précédents. Ainsi les développements en économétrie
(économétrie des données de panel,
estimateurs Bayésiens, estimateurs « pre-test »,
tests du Multiplicateurs de Lagrange, modèles polytomiques ordonnés
bivariés, …) et en statistique (statistiques
d’échantillonnage, optimisation moyenne-variance, …)
ont des débouchés naturels dans les thèmes 1 et 2. Un certain
nombre d’applications concerne les facteurs de production, la R&D,
l’innovation, le secteur des transports, les assurances automobiles, les
statistiques d’entreprises, les facteurs de risques sur les marchés
financiers, ...
Les thèmes de recherche en histoire de la pensée économique
sont relatifs à la “liberté du commerce” et la naissance de l’idée de
marché comme lien social. On s’intéresse également aux tendances récentes
de la recherche qui relient de nouveau l’histoire du développement de la
pensée économique à des champs de pensée que l’on croyait écartés (la
religion, la morale, la politique). Enfin, une attention particulière est
donnée à l’histoire de l’émergence et de l’affirmation des différentes
théories en économie publique. Ces réflexions trouvent un écho particulier
dans les recherches développées dans le thème « «Politiques publiques ». |